Wikipédia:Lumière sur/Novembre 2011

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Programme du mois

Mardi 1er novembre 2011

Véhicules égyptiens traversant l'un des ponts sur le canal de Suez, le 7 octobre 1973, lors de l'opération Badr.

L'opération Badr (en arabe عملية بدر ; Amaliyat Badr), ou le plan Badr ; خطة بدر (Khitat Badr), est une opération militaire lancée par l'Égypte le avec pour objectif la reconquête d'une partie du désert du Sinaï grâce à une traversée du canal de Suez et la prise des fortifications israéliennes de la ligne Bar-Lev. Elle est lancée en parallèle avec une offensive syrienne sur le plateau du Golan et marque ainsi le début de la guerre israélo-arabe de 1973.

L'opération est précédée d'exercices d'entraînement à partir de 1968, d'une planification opérationnelle à compter de 1971 et d'une campagne de désinformation. Au cours de la première phase de l'attaque, connue sous le nom de « La traversée » (العبور (al-'obour)), le génie militaire utilise des canons à eau pour creuser rapidement des passages dans le mur de sable bordant la rive est du canal, installe des ponts et met en place des ferrys pour permettre aux blindés de traverser. L'infanterie égyptienne monte ensuite à l'assaut des fortifications de la ligne Bar-Lev, où elle subit une contre-attaque israélienne.

L'attaque surprend cependant les Israéliens. Le 7 octobre, la traversée est terminée et la rive est du canal est occupée par cinq divisions de l'infanterie égyptienne. Cette dernière a réussi à établir des positions défensives le long d'une tête de pont couvrant un front de 160 km. Suite à une accalmie dans les combats le 7 octobre, les blindés de réserve israéliens arrivent sur le front et lancent une contre-offensive face à la ville d'Ismaïlia. Les forces égyptiennes réussissent grâce à leurs armes antichars à repousser les blindés israéliens et avancent une fois de plus. Le soir du 8 octobre, l'Égypte occupe une bande de territoire sur toute la longueur de la rive est du canal d'une profondeur d'environ 15 km. En plus de la traversée du canal, l'Égypte instaure un blocus maritime efficace contre Israël en mer Rouge et en mer Méditerranée.

C'est une première victoire, importante pour les Égyptiens après leur cuisante défaite lors de la guerre des Six Jours en 1967. L'État hébreu, totalement pris par surprise, va mettre plusieurs jours à se ressaisir, reprendre le dessus et finalement obtenir une victoire tactique sur les Égyptiens. Face à cette situation inédite pour les Israéliens, qui s'estimaient invincibles, et à l'incapacité de leurs services de renseignement à prévoir l'attaque, un véritable séisme va frapper leur classe politique et les amener par la suite à la table des négociations.

Mercredi 2 novembre 2011

Miniature de la chaise Tulipe sur un fond blanc. Celle-ci se compose d'un pied corolle blanc, d'une coque blanche incurvée. L'assise est noire.

Knoll est une entreprise américaine fabriquant du mobilier et matériel de bureau.

Knoll est fondée en 1938 par Hans Knoll, un entrepreneur d'origine allemande. Avec son épouse Florence Knoll, il développe l'entreprise, et en fait l'une des plus créatives et prolifiques de l'après-guerre. Tous deux créent un « style Knoll » ; ils imposent leur vision de l'aménagement grâce au Planning Unit (service de planification), un service unique en son genre pour l'époque, mêlant architecture intérieure, design, production, textiles, graphisme. Après la mort de son mari en 1955, Florence remplace Hans à la tête de la société. En 1965, elle quitte à son tour l'entreprise.

À l'instar d'Herman Miller, l'importance de Knoll dans le design du XXe siècle est considérable. Knoll travaille avec nombre d'architectes et designers notables de l'après-guerre, tels qu'Eero Saarinen, Isamu Noguchi, Frank Gehry et Ross Lovegrove. L'entreprise réédite un temps de grandes références du design, comme la chaise Wassily de Marcel Breuer et la chaise Barcelone de Ludwig Mies van der Rohe. De nombreux meubles fabriqués par Knoll font désormais partie de l'histoire du design.

L'entreprise Knoll a son siège à East Greenville, en Pennsylvanie ; elle est cotée au New York Stock Exchange. Knoll compte plus de 4 000 employés, répartis sur les cinq continents. C'est l'un des acteurs majeurs du mobilier et de l'agencement de bureau.


Vue du pic Roxy Ann.

Le pic Roxy Ann, Roxy Ann Peak en anglais, est une montagne s'élevant à 1 090 mètres d'altitude dans la chaîne des Cascades, à l'est de la ville de Medford, dans le Sud-Ouest de l'Oregon aux États-Unis. Son origine pourrait être volcanique et il pourrait dater de 30 millions d'années. Son nom lui vient de Roxy Ann Bowen, l'épouse d'un des premiers colons à s'installer dans la région. Désormais protégé au sein d'un parc public, le pic abrite plusieurs sentiers de randonnée, bien que son accès le plus aisé soit par une route réglementée. Au sommet, la végétation est composée de résineux adaptés au climat méditerranéen de la région.

Jeudi 3 novembre 2011

Selon certaines descriptions, le bugul-noz est un loup-garou.

Le Bugul-noz (/by.gyl.'noz/ en breton vannetais), ou bugel-noz, « enfant de la nuit » ou « berger de la nuit », est une créature nocturne du légendaire breton, proche du lutin et du loup-garou, et connue pour se présenter sous la forme d'un berger métamorphe portant un large chapeau. Surtout attaché au vannetais, qui forme l'actuel Morbihan, il est mentionné depuis le XVIIe siècle, et peut-être issu des créatures du type « appeleur ».

La tradition populaire parle de la crainte qu'il inspire et des moyens de s'en protéger. Il aurait pour fonction, selon Walter Evans-Wentz et Pierre Dubois, de prévenir les bergers attardés de l'arrivée des hordes nocturnes, et de les pousser à regagner leurs foyers. Les mères bretonnes effrayaient jadis leurs enfants en l'évoquant.


Nelson Mandela, en 2008.

Nelson Rolihlahla Mandela, dont le nom du clan tribal est « Madiba », né le à Mvezo (Union d'Afrique du Sud) est un homme politique sud-africain ; il a été l'un des dirigeants historiques de la lutte contre le système politique d'apartheid avant de devenir président de la République d'Afrique du Sud de 1994 à 1999, à la suite des premières élections nationales non raciales de l'histoire du pays.

Nelson Mandela intègre le Congrès national africain (ANC) en 1944, afin de lutter contre la domination politique de la minorité blanche et la ségrégation raciale menée par celle-ci. Devenu avocat, il participe à la lutte non violente contre les lois d'apartheid mises en place par le gouvernement du Parti national à partir de 1948. L'ANC est interdit en 1960, et, la lutte pacifique ne donnant pas de résultats tangibles, Mandela fonde et dirige la branche militaire de l'ANC, Umkhonto we Sizwe, en 1961, qui mène une campagne de sabotage contre des installations publiques et militaires. Arrêté par la police sud-africaine sur indication de la CIA, il est condamné lors du procès de Rivonia à la prison et aux travaux forcés à perpétuité. Dès lors, il devient un symbole de la lutte pour l'égalité raciale, et bénéficie d'un soutien international croissant.

Après vingt-six années d'emprisonnement dans des conditions souvent très dures, Mandela est relâché le , et soutient la réconciliation et la négociation avec le gouvernement du président Frederik de Klerk. En 1993, il reçoit, avec ce dernier, le prix Nobel de la paix pour avoir conjointement et pacifiquement mis fin au régime d'apartheid, et jeté les bases d'une nouvelle Afrique du Sud démocratique…

Vendredi 4 novembre 2011

La lunette de Tousey (à gauche) et celle de Trois-Châtels (à droite) en 2011.

Les lunettes de Trois-Châtels (officiellement lunette de Rostaing) et de Tousey (officiellement lunette d'Arçon), parfois désignées sous le terme de fort, sont des ouvrages fortifiés situés dans la ville de Besançon, en Franche-Comté. Il s'agit de deux lunettes militaires construites à la fin du XVIIIe siècle afin d'appuyer le front de la citadelle de Vauban, et de la protéger contre les attaques de revers sur le front arrière. La position qu'elles occupent fut historiquement stratégique, notamment lors de l'affrontement franco-espagnol de 1674, puis lorsque Vauban s'y intéressa pour améliorer la défense de la citadelle. Mais ce n'est qu'au début des années 1790 que les deux ouvrages voient le jour, avant d'être reconstruits durant la Restauration, car jugés bien trop vétustes. Ils furent utilisés lors de la Seconde Guerre mondiale, notamment par les Alliés venus libérer la ville, avant de sombrer peu à peu dans l'abandon, à l'instar de nombreux édifices de ce type. Néanmoins, Trois-Châtels et Tousey sont sauvées par un propriétaire privé, qui les rachète, et en restaure une bonne partie.


Vue générale de l'édifice.

La batterie de Rosemont (officiellement fort Verne), plus souvent désignée sous le terme de fort de Rosemont, est un édifice militaire du XIXe siècle situé sur la colline éponyme, dans la ville française de Besançon. Il s'agit d'une batterie de six pièces, répartie sur deux bâtiments bâtis à la hâte durant la guerre franco-allemande de 1870 afin de soutenir les forts de Planoise et de Chaudanne. Mais cette guerre ne toucha pas la ville, et, de ce fait, les bâtiments ne furent jamais utilisés à des fins militaires, puisqu'ils ne serviront pas non plus lors de la Première ni la Seconde Guerre mondiale. Comme de nombreux autres ouvrages de ce type, la batterie fut abandonnée, subissant les outrages du temps. Récemment, les restes des ruines du fort principal et le magasin ont été restaurés, mais leurs visites sont désormais impossibles, puisque leurs accès ont été interdits pour prévenir le vandalisme. Il s'agit d'une des plus petites structures fortifiées de la ville avec les lunettes de Trois-Châtels et de Tousey.

Samedi 5 novembre 2011

L'Homme anatomique, ou Homme zodiacal, enluminure réalisée par les Frères de Limbourg et portant les armes du duc Jean de Berry, f.14v.

Les Très Riches Heures du duc de Berry est un livre d'heures commandé par le duc Jean Ier de Berry et actuellement conservé au musée Condé à Chantilly (France) sous la cote Ms. 65.

Il est commandé par le duc aux frères Paul, Jean et Herman de Limbourg vers 1410-1411. Inachevé à la mort des trois peintres et de leur commanditaire en 1416, le manuscrit est probablement complété, dans certaines miniatures du calendrier, par un peintre anonyme dans les années 1440. Certains historiens de l'art y voient la main de Barthélemy d'Eyck. En 1485-1486, il est achevé dans son état actuel par le peintre Jean Colombe pour le compte du duc de Savoie. Acquis par le duc d'Aumale en 1856, il est toujours conservé dans son château de Chantilly, dont il ne peut sortir, en raison des conditions du legs du duc.

Sur un total de 206 feuillets, le manuscrit contient 66 grandes miniatures et 65 petites. La conception du livre, longue et complexe, a fait l'objet de multiples modifications et revirements. Pour ses décors, miniatures mais aussi calligraphie, lettrines et décorations de marges, il a été fait appel à de nombreux artistes, mais la détermination de leur nombre précis et de leur identité reste à l'état d'hypothèse. Réalisées en grande partie par des artistes venus des Pays-Bas, à l'aide des pigments les plus rares, les peintures sont fortement influencées de l'art italien et antique. Après un oubli de trois siècles, les Très Riches Heures ont acquis rapidement une grande renommée au cours des XIXe et XXe siècles, malgré leur très rare exposition au public. Les miniatures ont contribué à façonner une image idéale du Moyen Âge dans l'imaginaire collectif. C'est particulièrement le cas des images du calendrier, les plus connues, représentant à la fois des scènes paysannes, aristocratiques et des éléments d'architectures médiévales remarquables. Il s'agit de l'un des plus célèbres manuscrits enluminés.

Dimanche 6 novembre 2011

Patrouille des Special Night Squads de retour vers sa base. Les patrouilles, généralement organisées la nuit, étaient mixtes. Les combattants juifs apportaient leur connaissance du terrain, des coutumes de la population et de l'arabe. Les soldats britanniques apportaient leur expérience du combat.

Les Special Night Squads (sans dénomination officielle en français, et abrégé en SNS) étaient des unités de forces spéciales constituées de combattants juifs palestiniens et de soldats britanniques, actives en Palestine mandataire lors de la Grande Révolte arabe de 1936-1939.

Les SNS sont fondés par Orde Charles Wingate, un officier britannique « excentrique » et profondément « pro-sioniste ». Ils sont organisés en 4 sections totalisant 200 hommes, dont environ 150 Juifs sélectionnés parmi les effectifs du Notrim, une force de police juive établie par les Britanniques. Les SNS entrent en action à partir de juin 1938 avec pour mission première de protéger l'oléoduc de l'Iraq Petroleum Company alimentant la raffinerie de Haïfa, qui est régulièrement saboté par les rebelles arabes. Ils effectuent également des missions de garde en Galilée, le long de la « clôture de sécurité de Tegart », ainsi que des opérations controversées de « contre-terrorisme » au cours de raids de nuit et d'embuscades. Leurs succès opérationnels inspirèrent les Britanniques dans la formation d'autres unités fonctionnant sur les mêmes principes, dont les célèbres SAS et les Chindits.

Dans l'évolution de la doctrine militaire du mouvement sioniste face aux Arabes, les SNS marquent la transition du principe de « combat défensif », propre aux « pères fondateurs » du mouvement, vers celui de « combat offensif », qui influence, par la suite, la doctrine des forces armées israéliennes, et forge le mythe du « Guerrier juif », fier et conquérant, par opposition au Juif de Galout (« l'exil »), passif et résigné.

Moshe Dayan et Yigal Allon, futurs généraux et hommes politiques israéliens, y font leurs premières armes.

Lundi 7 novembre 2011

Vue générale de l’édifice.

La synagogue de Besançon (hébreu : בית הכנסת הגדול בזאנסון, Beit ha knesset hagadol bezanson, yiddish : שול פון בעזאנסאן), plus rarement dénommée temple israélite de Besançon, est le principal lieu de culte juif de la ville de Besançon (Bourgogne-Franche-Comté), situé au 27 quai de Strasbourg, dans le quartier de Battant. Elle succède à une ancienne synagogue devenue trop vétuste et surtout trop étroite pour accueillir l'ensemble de la communauté, qui était en pleine croissance dans les années 1860. La construction dure de 1869 à 1871, dirigée par l'architecte franc-comtois Pierre Marnotte qui fait naître un chef-d’œuvre de style mauresque. Elle est le principal site de réunion des Juifs de la ville. Malgré de lourdes menaces durant la Seconde Guerre mondiale et l'occupation allemande, le bâtiment n'a connu aucun changement significatif quant à son affectation et son architecture.

Le plan, les décors et le mobilier font de cet édifice l'un des plus originaux de la ville. Outre son style atypique, on note la présence remarquable de minarets, de vitraux, d'une sculpture des tables de la Loi, d'un orgue, ainsi que d'une arche sainte (ou heikhal), particuliers dans leur raffinement ou leur réalisation. La synagogue est toujours active, et ouverte au public notamment lors des journées européennes du patrimoine. Le service religieux maintient les traditions du rite séfarade, bien qu'hommes et femmes ne soient plus séparés. Les offices traditionnels n'attirent cependant pas plus de trente fidèles, et les grandes fêtes comme la Pâque et le Nouvel an moins d'une centaine, alors que la synagogue peut accueillir deux cent seize fidèles. L'édifice constitue le siège du consistoire de Besançon. Les personnalités juives de la ville ont toutes été liées à la synagogue, non seulement les rabbins tels Paul Haguenauer, mort en déportation, ou René Gutman, mais aussi les Veil-Picard et les autres grandes familles juives de la ville. Avec le cimetière israélite, la synagogue témoigne de l'importance de la communauté juive bisontine.


Le château de la Juive, à Besançon.

Le château de Clementigney, plus connu sous le nom de château de la Juive est l'une des plus remarquables demeures particulières de Besançon (Franche-Comté). Il est situé sur la commune limitrophe de Chalezeule, à deux pas du quartier historique de Bregille et sur le bout du mont de Brégille. Le bâtiment de base a été construit à une date inconnue, mais les premières traces à son sujet remontent à la fin du XVIIIe siècle, avant que la puissante famille juive Lippman n'en devienne propriétaire. C'est d'ailleurs une de leur descendante, Léonie Allegri, qui demande à l'architecte franc-comtois Alphonse Delacroix de la transformer en un véritable château. Entre 1850 et 1870, il donne naissance au bâtiment tel qu'on le connaît aujourd'hui, avec son style gothique et son échauguette caractéristique. Le dynamisme de la propriétaire donne à la demeure son surnom toujours actuel, le « château de la Juive ». Par la suite, l'édifice change de main et devient un hôtel-restaurant réputé pour sa gastronomie de qualité et ses décors remarquables, gagnant une réputation nationale et attirant plusieurs célébrités. Cependant, cette vocation se termine au début des années 2000, lorsque le dernier chef cuisinier meurt, le château acquérant depuis lors une fonction purement résidentielle.

Mardi 8 novembre 2011

Très grosse Acanthaster planci gris-bleu et rouge-brun

L'Acanthaster pourpre (Acanthaster planci) est une espèce d'étoile de mer de couleurs vives, de la famille des Acanthasteridae, de la classe des Valvatida. Elle est aussi appelée « couronne du Christ », ou « couronne d'épines », ou encore « coussin de belle-mère ».

Cette espèce carnassière vit dans les écosystèmes coralliens de la zone tropicale du bassin Indo-Pacifique ; elle se nourrit presque exclusivement de corail. De dimensions imposantes, de couleurs et de morphologie variables, elle est dotée de piquants, dont le venin, qui provoque la nécrose des tissus, est toxique pour un grand nombre d'espèces, l'Homme y compris, ce qui lui fait craindre peu de prédateurs. Sa capacité de reproduction est très importante, les femelles pouvant produire plusieurs dizaines de millions d'œufs par saison. Les larves, planctoniques, sont particulièrement mobiles, et peuvent dériver sur des centaines de kilomètres.

L'acanthaster est ainsi connue pour être localement une espèce invasive à fort potentiel de destruction sur les récifs coralliens, dont elle consomme les polypes en grande quantité, et a ainsi fait l'objet de tentatives d'éradication dans certaines régions du monde telles que le Japon ou l'Australie. Les facteurs à l'origine de ces invasions sporadiques des récifs par cette étoile de mer sont encore à l'étude en 2013.

Mercredi 9 novembre 2011

Jack Phillips.

John George Phillips, dit Jack Phillips (), est un radiotélégraphiste britannique. Passionné de télégraphie dès sa jeunesse, il suit des cours dans l'école Marconi de Liverpool, puis, son diplôme en main, s'engage sur les paquebots en tant qu'opérateur radio. Après avoir servi sur des grands paquebots comme le Lusitania et le Mauretania, Philips est envoyé durant plusieurs années à la station terrestre de Clifden.

De retour en mer, au service de la White Star Line, Phillips est affecté en 1912 au paquebot Titanic pour son voyage inaugural aux côtés de son assistant Harold Bride. Lorsque le navire coule dans la nuit du 14 au 15 avril, Phillips reste pendant longtemps à son poste pour appeler des secours, envoyant à la fois l'habituel CQD et le nouveau signal, SOS. Il meurt dans la catastrophe, à tout juste 25 ans.

Son rôle lui vaut de nombreux hommages par le biais de monuments commémoratifs, mais aussi d'actions ponctuelles comme cinq minutes de silence annuelles pour commémorer sa mort. Il apparaît également dans plusieurs films sur la catastrophe.

Jeudi 10 novembre 2011

Adam Ondra lors de la Coupe du monde d'escalade à Imst en Autriche (2009).

Adam Ondra, né le à Brno en République tchèque, est un grimpeur professionnel. Il commence l'escalade jeune et devient rapidement très réputé notamment pour ses records et la difficulté de ses réalisations. Il est le plus jeune grimpeur à avoir réalisé une voie d'escalade avec une cotation de 8c+ et à avoir atteint le neuvième degré. Il a aussi le record de voies escaladées à vue dans la cotation 8c+ et est l'auteur de nombreuses premières ascensions de voies parmi les plus difficiles du monde.

À l'âge de 18 ans, il a réalisé plus de voies dans le neuvième degré que Chris Sharma, Patxi Usobiaga ou encore Dani Andrada qui ont presque le double de l'âge de Ondra. Il a d'ailleurs été récompensé à trois reprises lors des Rock Legends Awards, pour ses nombreuses réalisations et il a gagné la coupe du monde d'escalade 2009 en catégorie difficulté et celle de 2010 en catégorie bloc.


Carey interprétant Fly Like a Bird dans Good Morning America.

Fly Like a Bird est une chanson de l'artiste américaine Mariah Carey, sortie en single promotionnel le 3 avril 2006 chez Island Records et issue de son dixième album studio : The Emancipation of Mimi (2005). Écrite et produite par Carey et James « Big Jim » Wright, la chanson s'inspire du gospel, de la soul et du R&B. Sa structure musicale est construite sur les mélodies d'un piano et d'une guitare et comporte un discours du pasteur Clarence Keaton qui récite deux versets de la Bible durant l'introduction et le pont. Carey décrit Fly Like a Bird comme la piste la plus personnelle et religieuse de The Emancipation of Mimi car les paroles ressemblent à une prière pour Dieu : « Fly like a bird, take to the sky, I need you now Lord, carry me high! ».

Au moment de sa sortie, Fly Like a Bird reçoit l'ovation des critiques. Tandis que certains saluent sa performance vocale tout au long de la chanson, d'autres se focalisent sur les paroles et la comparent à Vision of Love, son premier succès. Dernier single de l'album, la chanson est uniquement envoyée aux radios de variétés et de gospel alors que Say Somethin' est envoyée aux radios tout public. Carey interprète la chanson lors de plusieurs évènements : la 48e cérémonie des Grammy Awards, le concert Shelter from the Storm: A Concert for the Gulf Coast et Idol Gives Back. De plus, Carey interprète la chanson lors de ses tournées.

Vendredi 11 novembre 2011

Benoît Brisefer est une série de bande dessinée franco-belge créée en 1960 par Peyo dans le no 1183 du journal Spirou. Peyo va être épaulé par plusieurs collaborateurs, aussi bien pour les dessins que pour le scénario, dont le plus fameux est François Walthéry, qui signera le graphisme de plusieurs histoires. En 1993, la série est relancée, avec Pascal Garray au dessin et Thierry Culliford au scénario.

Neuf histoires sont publiées dans Spirou dans les années 1960 et 1970, dont la plupart sont reprises dans les sept albums parus aux éditions Dupuis. Après une longue interruption de la série, due notamment au succès des Schtroumpfs, qui accaparent Peyo, elle est relancée par ses enfants après la mort de celui-ci en 1992 : six albums sont publiés jusqu'en 2004 aux éditions du Lombard.

La série met en scène un jeune garçon nommé Benoît Brisefer, vivant à Vivejoie-La-Grande, qui a la particularité de posséder une force surhumaine, qu'il perd néanmoins quand il s'enrhume. Avec son ami le chauffeur de taxi Jules Dussiflard, qui ignore tout de sa force, il vit des aventures policières, fantastiques, ou encore d'espionnage, mais toujours teintées de poésie.


La BT19 en exposition à l'occasion du Grand Prix d'Australie 2006.

La Brabham BT19 est une monoplace de Formule 1 conçue par l'ingénieur australien Ron Tauranac pour l'écurie Brabham. La BT19 est engagée en 1966 et en 1967. Elle permet à Jack Brabham de remporter son troisième titre de champion du monde des pilotes, en 1966. Brabham fait souvent référence à la BT19 en l'appelant « [mon] vieux clou ». C'est la première monoplace à permettre à un pilote de remporter une course en Formule 1 sur une voiture portant son nom.

Initialement construite pour accueillir un moteur Coventry Climax FWMV de 1 495 cm3, la monoplace ne prend aucun départ ainsi configurée. Quand, en 1966, la FIA décide de doubler la cylindrée des moteurs, qui passe ainsi à 3 000 cm3, Brabham Racing Organisation se tourne vers le motoriste Australien Repco. Il fournit à l'écurie un bloc moteur de type V8, dénommé Repco 620. Une divergence d'opinion entre Jack Brabham et Ron Tauranac conduit ce dernier à prendre une part moindre au développement de la voiture. Ainsi, une seule Brabham BT19 est fabriquée, et, de fait, est constamment développée au fil des courses pour rester performante.

La Brabham BT19 est acquise en 2009 par Repco ; elle est visible au National Sports Museum de Melbourne, en Australie, et participe à de nombreux évènements.

Samedi 12 novembre 2011

Le début de l'expédition : l'embarquement à Quarto, un quartier de Gènes.

L'expédition des Mille (en italien Spedizione dei Mille) est un épisode du Risorgimento italien survenu en 1860. Un corps de volontaires dirigé par Giuseppe Garibaldi débarque en Sicile afin de conquérir le Royaume des Deux-Siciles, gouverné par les Bourbons.

Le projet est ambitieux et hasardeux puisqu'il s'agit de conquérir, avec un millier d'hommes, un royaume disposant d'une armée régulière et d'une marine puissante. L'expédition est un franc succès, et se conclut par un plébiscite qui fait entrer Naples et la Sicile dans le royaume de Sardaigne, ultime conquête territoriale avant la création du Royaume d'Italie, le .

L'expédition est l'une des seules actions souhaitées conjointement par les « quatre pères de la nation » italienne : Giuseppe Mazzini, Giuseppe Garibaldi, Victor-Emmanuel II et Camillo Cavour, qui poursuivent des objectifs divergents. Il est difficile d'en déterminer le véritable instigateur : Mazzini souhaite libérer le mezzogiorno et Rome, alors que Garibaldi souhaite conquérir, au nom de Victor-Emmanuel II, le royaume des Deux-Siciles et poursuivre vers Rome afin de terminer l'unité de l'Italie, ce que Cavour veut empêcher à tout prix afin d'éviter un conflit avec son allié français, Napoléon III, qui protège Rome.

L'expédition fait aussi naître une grosse équivoque et une incompréhension collective : pour les garibaldiens, il s'agit de réaliser l'Italie unifiée ; pour la bourgeoisie sicilienne, une Sicile autonome dans le cadre du royaume d'Italie ; et, pour la masse des paysans, la fin de l'oppression, et la distribution des terres.

Dimanche 13 novembre 2011

Portrait de Jorge Isaacs par Víctor Moscoso.

Jorge Enrique Isaacs Ferrer, né le à Cali et mort le à Ibagué, est un écrivain et poète colombien. Surtout connu pour son roman María, il a également été soldat, politicien et explorateur scientifique. Il est considéré comme un des auteurs les plus significatifs du XIXe siècle en Amérique latine.

Alors qu'il est soldat dans un conflit opposant les conservateurs aux libéraux, Jorge Isaacs fait la connaissance du poète Gregorio Gutiérrez González et commence alors à écrire des poésies. Par la suite, il fait découvrir ses manuscrits au groupe littéraire « El Mosaico », qui éditera trente de ses compositions poétiques. En 1864, il commence à écrire son roman María, qui est publié trois ans après et devient une des œuvres les plus notables du romantisme de la littérature espagnole.

En plus de son activité littéraire, Jorge Isaacs s'engage en politique. Il est d'abord représentant à la Chambre pendant quelques années avant d'occuper le poste de consul au Chili entre 1871 et 1872. Alors qu'il est membre de l'aile radicale du parti libéral, il élabore les stratégies à développer au sein de l'enseignement. En effet, pour les libéraux, l'analphabétisme et l'ignorance empêchent la formation du citoyen, la réalisation d'une démocratie, le progrès et la paix. Cependant, ses activités politiques et au sein de l'Éducation sont sources de désillusions et d'échecs…


Vue du sommet du Rysy.

Le Rysy est un sommet de la chaîne des Hautes Tatras, dans l'arc extérieur des Carpates, sur la frontière entre la Pologne et la Slovaquie. Il culmine à 2 503 mètres d'altitude en Slovaquie. Sur son versant septentrional, à 2 499,6 mètres d'altitude, se trouve le point culminant de la Pologne.

La montagne est le point le plus élevé des Hautes Tatras accessible aux randonneurs par des sentiers balisés sans guide de haute montagne. Un refuge, le Chata pod Rysmi, situé 250 mètres plus bas que le sommet est à leur disposition. Depuis le début du XXe siècle, de nombreuses personnalités en ont fait l'ascension comme les époux Pierre et Marie Curie ou Lénine, dont l'ascension n'est pas prouvée mais fut largement exploitée par le pouvoir communiste dans le cadre d'une rencontre internationale pour la jeunesse.

Sa faune et sa flore, principalement alpines, sont protégées par un parc national de part et d'autre de la frontière.

Lundi 14 novembre 2011

La Ligue des militants athées (L'Union des belligérants athées ; russe : Союз воинствующих безбожников), ou russe : Общество безбожников (Société des Sans-Dieu), ou russe : Союз безбожников (L'Union des Sans-Dieu) est une organisation antireligieuse formée de travailleurs et citoyens soviétiques durant la période 19251947. Elle est plus précisément constituée « de membres du Parti, de membres de l'organisation de la jeunesse communiste Komsomol, de travailleurs et de vétérans de l'armée ».

La Ligue est l'aboutissement d'une mouvance antireligieuse qui s'est développée au sein de l'Union soviétique sous l'influence des politiques culturelles et de l'idéologie du Parti communiste. Au début de l'année 1941, elle revendique environ 3 500 000 membres de cent nationalités différentes, ainsi que 96 000 bureaux dans toute l'URSS.

Guidée par les principes bolcheviques et la propagande antireligieuse du parti communiste, la Ligue combat la religion sous toutes ses formes, et inculque l'idéal de la pensée scientifique parmi les travailleurs. Elle institue le travail individuel (l'envoi de militants athées pour rencontrer et convaincre des croyants), prépare des campagnes de promotion de l'athéisme, et fait publier de la littérature scientifique et des périodiques qui tournent en dérision la religion.

La Ligue a fait fermer la plupart des lieux de culte de l'Union soviétique. Sur ordre de Staline, elle arrête officiellement ses actes de propagande à partir de , suite à l'invasion nazie, et à la demande des Alliés. Plus aucune activité n'est enregistrée après 1947.


Bill Guerin avec les Penguins de Pittsburgh.

William Robert Guerin, dit Bill Guerin (né le à Worcester dans le Massachusetts), est un joueur professionnel de hockey sur glace américain devenu entraîneur. Il est choisi en première ronde par les Devils du New Jersey dans la Ligue nationale de hockey en tant que cinquième joueur sélectionné au repêchage de 1989.

Au cours de sa carrière professionnelle, Guerin joue pour huit équipes en dix-huit saisons dans la LNH jusqu'à sa retraite à la fin de la saison 2009-2010. Il porte ainsi les couleurs des Devils, des Oilers d'Edmonton, des Bruins de Boston, des Stars de Dallas, des Blues de Saint-Louis, des Sharks de San José, des Islanders de New York et enfin des Penguins de Pittsburgh. Il remporte également la Coupe Stanley avec les Devils en 1995, et avec les Penguins en 2009.

Il représente également les États-Unis au niveau international. Il joue ainsi sept compétitions avec le maillot américain, prenant part à deux reprises au championnat du monde junior, en 1989 et 1990, et à deux reprises à la Coupe du monde, en 1996 et 2004. Il participe également trois fois aux Jeux olympiques, en 1998, en 2002, au cours desquels il remporte la médaille d'argent, et, enfin, en 2006.

Mardi 15 novembre 2011

Le diffuseur de la McLaren MP4-26.

Le Grand Prix automobile d'Europe 2011 (2011 Formula 1 Grand Prix of Europe), disputé le sur le circuit urbain de Valence, est la 847e épreuve du championnat du monde de Formule 1 courue depuis 1950 et la huitième manche du championnat 2011. Il s'agit de la vingt et unième édition du Grand Prix comptant pour le championnat du monde.

Les vingt-quatre pilotes engagés au départ franchissent la ligne d'arrivée d'une épreuve dominée par l'Allemand Sebastian Vettel, pilote Red Bull Racing et champion du monde en titre. Parti une nouvelle fois depuis la pole position, sa septième en huit courses, il mène le Grand Prix de bout en bout, à l'exception du tour suivant son premier arrêt au stand. Il s'impose devant Fernando Alonso et son coéquipier Mark Webber. Grâce à sa pole position, sa victoire et son meilleur tour en course, il réalise un hat-trick. À l'issue de la course, Vettel accroît son avance sur ses concurrents en tête du championnat du monde, avec 186 points sur 200 possibles et 77 points d'avance sur Jenson Button, deuxième, et Mark Webber, troisième à égalité de points avec Button. À la fin du Grand Prix, dix-sept des vingt-cinq pilotes en lice au championnat du monde ont marqué au moins un point.

Lors de cette épreuve, vingt-quatre pilotes rallient l'arrivée (tous les pilotes ayant pris le départ terminent la course), ce qui constitue un nouveau record de la discipline, le précédent record étant de vingt-trois pilotes à l'arrivée du Grand Prix automobile de Chine en 2011.

Chez les constructeurs, Red Bull Racing conserve la tête du championnat avec 295 points, devant McLaren et Ferrari. À l'issue de la course, neuf des douze écuries engagées au championnat ont marqué des points, Lotus, Virgin et HRT n'en ayant pas encore inscrit.

Mercredi 16 novembre 2011

Vue sur le mont Thielsen depuis le lac Diamond.

Le mont Thielsen, Mount Thielsen en anglais, est un volcan éteint s'élevant à 2 799 mètres d'altitude dans la chaîne des Cascades, dans le Sud-Ouest de l'Oregon aux États-Unis. Il a la particularité d'être un stratovolcan reposant sur un volcan bouclier, témoins de sa composition intermédiaire dominée par du basalte andésitique. Il a cessé d'être actif depuis plusieurs dizaines voire centaines de milliers d'années et a ensuite connu une forte érosion sous l'effet des glaciations. Son aspect pyramidal lui vaut de nombreux impacts de foudre et la formation, à sa cime, d'une variété rare de fulgurite découverte seulement un an après la première ascension de la montagne par E. E. Hayden en 1883. Le sommet est nommé d'après un ingénieur du rail ayant joué un rôle majeur dans la construction du chemin de fer qui a permis le désenclavement de la région. La faune et la flore sont protégées au sein de la réserve intégrale du Mont Thielsen et de deux forêts nationales. Si elles sont traversées en randonnée par le sentier du Pacific Crest Trail, le sommet lui-même est relativement technique et peu gravi.


Trois maikos posant sur un engawa, vers 1885. Photographie sur papier albuminé.

Adolfo Farsari est un photographe italien établi au Japon né le à Vicence et mort le dans cette même ville.

Après une brève carrière militaire, dont une participation dans la guerre de Sécession américaine, il s'exila au Japon, et se lança petit à petit dans la photographie. Ses réalisations furent très appréciées, en particulier ses portraits et ses paysages, colorés à la main, qu'il vendait le plus souvent à des étrangers de passage au Japon, ou y vivant. Les photos de Farsari furent largement diffusées, présentées et mentionnées dans les livres et périodiques spécialisés, et elles furent même parfois recréées par des artistes sur un autre support. Elles montraient comment le pays du Soleil levant était vu de l'extérieur et, dans une certaine mesure, elles influèrent sur la manière dont les Japonais se voyaient eux-mêmes ou voyaient leur pays. Le studio de Farsari, à l'époque le plus ancien studio appartenant à un étranger au Japon, fut l'un des plus importants et des plus prolifiques du pays.

Grâce à sa maîtrise technique et à son caractère entreprenant, Adolfo Farsari eut une influence significative sur le développement de la photographie au Japon.

Jeudi 17 novembre 2011

Un lutin au chapeau rouge typique, réalisation par Godo, octobre 2011, technique mixte crayon et tablette graphique.

Le lutin est une créature humanoïde nocturne de petite taille, issue au sens strict du folklore et des croyances populaires de certaines régions françaises comme le Berry, la Normandie et la Picardie. Les Ardennes et la Wallonie connaissent un génie domestique très proche sous le nom de nuton. En Bretagne, les korrigans sont assimilés à des lutins, tandis que dans les Alpes, le nom de servan est employé. Probablement inspiré des divinités du foyer et de « petits dieux » païens tels que les sylvains, les satyres et les Pénates, son nom dérive de l'influence linguistique du dieu romain Neptune et/ou du celte Nuada, tous deux liés à l'eau. L'influence des croyances aux revenants peut expliquer une partie de ses caractéristiques. Dès le Moyen Âge, il apparaît dans les récits et les chroniques déjà doté de particularités qui restent connues à notre époque. Les paysans se transmettent des siècles durant les rites visant à s'attirer ses bonnes grâces, ou au contraire à le chasser.

En plus de sa taille réduite, le lutin est réputé pour son espièglerie, son don de métamorphose et d'invisibilité, son côté facétieux bienfaisant ou malfaisant, son obsession pour les femmes à l'origine du mot « lutiner », sa susceptibilité, et surtout son habitude de s'occuper des foyers humains, en particulier des écuries. Les croyances évoluent en englobant de nouvelles créatures au fil du temps, puis elles gagnent l'Amérique du Nord avec les colons français. Elles rejoignent un archétype, le « fripon », et permettent à Carl Gustav Jung de définir l'enfant intérieur comme la part enfantine de chaque être humain.

La confusion entre le lutin, le nain des pays germaniques et l'elfe des pays scandinaves est fréquente depuis le Xe siècle en Europe de l'Ouest, le mot « lutin » étant spécifique aux langues romanes, et surtout à la France. Des centaines de petites créatures aux noms différents peuvent être désignées comme des « lutins », désormais un terme générique pour le petit peuple masculin en France. Après une période de fort recul des croyances et traditions au XXe siècle, La Grande Encyclopédie des lutins de Pierre Dubois marque les débuts d'un regain d'intérêt et d'une abondante production littéraire et artistique à leur sujet. Le lutin est désormais vu comme un personnage de la fantasy, et comme l'assistant du père Noël.

Vendredi 18 novembre 2011

Lophelia pertusa.

Lophelia pertusa est une espèce de corail scléractiniaire de la famille des Caryophylliidae. Il s'agit de la plus répandue des espèces de corail d'eau froide formant des récifs, présente dans la plupart des mers et océans du monde, mais surtout dans l'Atlantique nord-est et tout particulièrement le long de la côte norvégienne. Il vit à des profondeurs variant de 39 à plus de 3 600 m, et à des températures oscillant préférentiellement entre 6 et °C.

Bien que l'espèce soit connue depuis plusieurs siècles, elle ne commença à être véritablement étudiée que très récemment, du fait des difficultés liées à l'exploration à de telles profondeurs. De ce fait, beaucoup de points concernant sa biologie et son écologie sont encore inconnus. L'espèce est un polype ne vivant pas en symbiose avec une algue photosynthétique, contrairement aux coraux tropicaux, et dépendant donc des apports de nourriture transportés par les courant sous-marins. Ces polypes forment des colonies qui constituent des récifs, grâce au squelette d'aragonite que les polypes produisent. Ces récifs constituent une structure tridimensionnelle complexe et donc un milieu de vie très favorable pour un grand nombre d'espèces, concentrant une des biodiversités les plus importantes des océans tempérés.

Ces récifs sont très menacés par l'homme en particulier par le chalutage profond, qui les détruit ou endommage. Depuis les années 1990 et 2000, la conscience de ces dégâts et de leurs implications sur la biodiversité marine a grandi et de nombreuses mesures de protection commencent à être prises.


Faye Dunaway en 2008.

Faye Dunaway, née Dorothy Faye Dunaway le à Bascom en Floride, est une actrice, productrice et scénariste américaine.

Elle commence sa carrière de comédienne au milieu des années 1960. L'immense succès du film Bonnie et Clyde en 1967 fait d'elle une star. Sex-symbol dans les années 1960 et 1970, elle joue les femmes froides et sensuelles, à poigne et névrosées, guettées par la déchéance dans des films comme L'Affaire Thomas Crown, Chinatown ainsi que Network pour lequel elle reçoit un oscar. Sa carrière, qui a connu des hauts et des bas (elle reçut un Razzie Awards dans la catégorie Pire actrice pour Maman très chère), est néanmoins qualifiée d'exceptionnelle par la critique de cinéma.

Considérée comme un « modèle de sophistication et de grâce intemporelle », elle est également connue pour son tempérament difficile. Au cours de sa carrière, elle a travaillé avec les plus grands acteurs sous la direction des plus fameux réalisateurs de sa génération. Les films qu'elle tourne dans les années 1970, de Little Big Man aux Yeux de Laura Mars font d'elle l'une des actrices les plus notables de cette décennie.

Samedi 19 novembre 2011

Paul Nobuo Tatsuguchi en uniforme militaire juste après son intégration dans l'armée impériale japonaise.

Paul Nobuo Tatsuguchi (辰口 信夫, Tatsuguchi Nobuo?), parfois nommé à tort Nebu Tatsuguchi, est un médecin japonais né le à Hiroshima et mort sur l'île d'Attu en Alaska le . Incorporé dans l'armée impériale japonaise pendant la seconde Guerre mondiale, il fut tué durant la bataille d'Attu.

Fidèle de l'église adventiste du septième jour, Tatsuguchi étudie la médecine aux États-Unis. Il rentre au Japon une fois son diplôme en poche et exerce au sanatorium adventiste de Tokyo, où il continue à approfondir ses connaissances médicales. En 1941, le gouvernement l'intègre dans l'armée impériale japonaise en tant que médecin. Fin 1942 ou début 1943, Tatsuguchi est envoyé sur l'île d'Attu, qui était occupée par les forces japonaises depuis octobre 1942. L'armée américaine attaque l'île le pour tenter d'en reprendre le contrôle.

Malgré les heurts de la bataille qui s'ensuit, Tatsuguchi réussit à tenir un journal intime, dans lequel il note le déroulement des combats et ses difficultés à soigner tous les blessés qui affluent dans son hôpital de fortune. Il est tué le dernier jour de la bataille lors d'une charge suicidaire désespérée des restes de l'armée japonaise vers les forces américaines, quinze fois plus nombreuses…


Vue du siège de l'Église à Besançon, au 4 rue Larmet.

L'Église évangélique missionnaire de Besançon, ou Pentecôte de Besançon, est un nouveau mouvement religieux, fondé en France en 1963 par Aldo Benzi à Besançon, et principalement connu pour son activité missionnaire. L'Église, d'obédience principalement pentecôtiste et mennonite, entretient des rapports avec la Fédération protestante de France, bien que de nombreuses controverses et polémiques sur ses méthodes de financement et de culte l'aient parfois désignée comme une secte. Alors que deux rapports de commissions parlementaires et plusieurs associations considèrent le mouvement comme tel, les milieux protestants et universitaires l'analysent comme un groupe religieux classique, bien que plus fervent.

Dès sa fondation, elle suscite l'intérêt des fidèles comme des hommes d'Église, et son influence croît ainsi rapidement jusque dans les années 1980, l'Église s'installant dans de nombreuses villes en France et rassemblant entre 2 000 et 4 000 membres en 2005, dont 600 à Besançon, bien que l'on note une stabilisation de ce succès à partir des années 1990. Mais une affaire de mœurs[évasif] éclate en 2005, éclaboussant le mouvement et ses dirigeants et mettant fin à son activité globale, avec une division des temples et un brutal déclin du nombre de fidèles à partir de 2006. Néanmoins, l'Église de Besançon et bon nombre d'autres en France sont encore en activité, bien qu'aujourd'hui elles ne soient plus liées les unes aux autres, et que quasiment toutes n'aient plus la même importance que jadis…

Dimanche 20 novembre 2011

Paul Kane, Camping on the Prairie, huile sur papier imprimée en 1846. La scène montre Paul Kane (1810-1871) accompagné de son guide dans les Grandes Plaines du Dakota.

La conquête de l’Ouest est le processus de colonisation, par des populations essentiellement d’origine européenne (typiquement WASP) et le gouvernement des États-Unis, au XIXe siècle, de l’immense territoire qui s’étend, en Amérique du Nord, entre le fleuve Mississippi et l’océan Pacifique, peuplé jusqu’alors par les peuples amérindiens. Cet événement fondateur de la culture américaine a été popularisé dans le monde par les westerns.

De l’achat de la Louisiane à la France en 1803 jusqu’aux derniers territoires cédés par le Mexique en 1853, les États-Unis acquièrent leurs frontières actuelles à l’Ouest (hormis l’Alaska), et s’assurent la possession d’une façade sur l’océan Pacifique. Ces nouveaux territoires sont quasiment inconnus des Européens, mis à part la vallée du Missouri, fréquentée par quelques aventuriers français, et une poignée d’implantations espagnoles dans le Sud-Ouest. La première étape de la conquête est l’exploration des terres à l’ouest du Mississippi, et elle est d’abord le fait des trappeurs et autres mountain men. En 1804, persuadé que l’expansion consoliderait la prospérité et les idéaux de la jeune démocratie américaine, le président Thomas Jefferson envoie les capitaines Lewis et Clark en reconnaissance vers l’océan Pacifique en passant par la vallée du Missouri. Leurs découvertes sont, par la suite, complétées par des expéditions militaires et scientifiques, comme celle de John Charles Frémont, qui prennent contact avec différentes tribus amérindiennes.

L’idée d’une « terre promise » à l’Ouest grandit parmi la population de l’Est. Dans les années 1840, la croyance en un droit quasi divin du peuple américain à s’approprier les terres de l’Ouest, malgré les Amérindiens ou les autres nations, prend le nom de « Destinée manifeste ». Déjà, des colons américains s’installent dans le Texas, où ils proclament leur indépendance vis-à-vis du Mexique en 1835. La guerre entre les États-Unis et le Mexique en 1847 règle définitivement le différend. À l’issue de ce conflit, les États-Unis acquièrent, entre autres, la Californie, qui devient, en 1849, le théâtre d’une ruée vers l’or à l’ampleur jamais égalée jusqu’à présent, attirant des populations du monde entier. D’autres découvertes de filons incitent, plus tard, à l’implantation de pionniers dans plusieurs régions de l’Ouest américain. Pour accéder aux nouveaux territoires, et, d’abord, rejoindre la Californie et l’Oregon, ou l’Utah dans le cas des Mormons, les colons empruntent des pistes traversant d’immenses étendues. Les communications et les transports d’un bout à l’autre du pays posent d’énormes problèmes logistiques, qui sont finalement surmontés par le télégraphe en 1861 et la première ligne de chemin de fer transcontinentale en 1869. Dans les années 1850, les États-Unis se divisent sur la question de l’esclavage, et la question se pose sur sa propagation ou son interdiction dans les territoires de l’Ouest, destinés à devenir des États. Cette situation aboutit à la guerre de Sécession...

Lundi 21 novembre 2011

La BT49C pilotée par Nelson Piquet au Grand Prix de Monaco 1981.

La Brabham BT49 (ˈbræbəm) est une monoplace de Formule 1 conçue par l'ingénieur sud-africain Gordon Murray pour l'écurie britannique Brabham. La BT49 est engagée entre 1979 et 1982 et permet au pilote brésilien Nelson Piquet d'obtenir son premier titre de champion du monde des pilotes en 1981.

La voiture est créée pour disputer les courses du championnat du monde de Formule 1 en 1979. Sa conception commence lorsque Bernie Ecclestone, propriétaire de Brabham, décide de mettre fin à la collaboration entre son écurie et Alfa Romeo qui motorise la Brabham BT48. La BT49 est achevée en six semaines seulement notamment grâce à l'utilisation d'éléments de la BT48 adaptés pour accueillir le moteur Ford-Cosworth DFV. La voiture dispose d'un cockpit ouvert, d'un châssis monocoque en alliage d'aluminium et de fibres de carbone. Elle est dotée d'une très controversée suspension hydropneumatique et de freins refroidis par eau.

La BT49, qui évolue au cours des quatre saisons où elle est engagée, signe six pole positions, quatre meilleurs tours en course, remporte sept victoires et inscrit cent-trente-cinq points au classement du championnat du monde. Dix-sept BT49 sont construites ; la plupart d'entre elles roulent encore et sont utilisées avec succès dans des courses de voitures historiques. L'Allemand Christian Gläsel a notamment remporté, au volant d'une BT49D, le championnat historique de Formule 1 en 2005.


La Brabham BT46B au Festival de vitesse de Goodwood en 2001.

La Brabham BT46 est une monoplace de Formule 1 conçue par l'ingénieur Gordon Murray pour l'écurie Brabham, alors propriété de Bernie Ecclestone. La BT46, engagée en 1978 et en 1979, intègre plusieurs innovations radicales, la plus connue étant le montage d'un panneau d'échangeur thermique en remplacement des radiateurs d'huile et d'eau. Le système ne fonctionne pas et contraint Brabham Racing Organisation à le retirer avant les débuts officiels en course. La voiture, propulsée par un bloc-moteur Alfa Romeo 115-12 à 12 cylindres opposés à plat, rencontre plus facilement le succès en course lorsqu'elle reçoit un radiateur monté dans le museau. Pilotée par Niki Lauda et John Watson, elle remporte une course dans sa variante A et marque suffisamment de points pour permettre à l'écurie de s'approprier la troisième place au championnat du monde des constructeurs.

La Brabham BT46B est la variante de la voiture, également connue sous le surnom de « fan car » ou « voiture ventilateur », la plus notoire. Elle est engagée au Grand Prix de Suède 1978 en vue d'apporter une réponse viable à la Lotus 79 à effet de sol. La BT46B crée une très importante portance négative grâce à un ventilateur prétendument utilisé pour améliorer le refroidissement mais qui sert surtout d'extracteur d'air. La voiture ainsi présentée ne prend le départ que d'une seule course, le Grand Prix de Suède 1978 à Anderstorp, qu'elle remporte aux mains de Niki Lauda qui signe également le meilleur tour en course. La BT46B est déclarée illégale par la FIA au terme de la course mais conserve pour acquis ses résultats.

Mardi 22 novembre 2011

Hugo Steinhaus (1968).

Władysław Hugo Dionizy Steinhaus, né le à Jasło et mort le à Wrocław, est un mathématicien et professeur polonais. Steinhaus a obtenu son Ph.D. sous la direction de David Hilbert à l'université de Göttingen en 1911, et est plus tard devenu professeur à l'université de Lwów, où il a cofondé l'École mathématique de Lwów. Il est connu pour avoir « découvert » le mathématicien Stefan Banach, avec qui il a publié le théorème de Banach-Steinhaus, fondamental en analyse fonctionnelle. Après la Seconde Guerre mondiale, Steinhaus a joué un rôle important dans la constitution du département de mathématiques de l'université de Wrocław et plus généralement dans le renouveau des mathématiques polonaises.

Auteur de plus de 170 articles et ouvrages scientifiques, Steinhaus a laissé sa marque dans de nombreuses branches des mathématiques, comme l'analyse fonctionnelle, la géométrie, la logique mathématique ou la trigonométrie. Il est notamment considéré comme l'un des pionniers de la théorie des jeux et de la théorie des probabilités.


Henri Nouvel, né en 1621 ou 1624 à Pézenas dans l’Hérault (France) et mort en 1701 ou 1702 à la mission Saint-François-Xavier de la baie des Puants aux États-Unis, est un prêtre jésuite. Il a passé quarante ans de sa vie comme missionnaire auprès des communautés amérindiennes de la Nouvelle-France.

Il est ordonné prêtre de l’ordre des jésuites en août 1648 et s’embarque pour la Nouvelle-France en 1662 afin d’y devenir missionnaire. Il arrive à Québec en août et pendant sa première année en Amérique il se consacre à l’apprentissage des langues amérindiennes. À la fin de 1663, il effectue sa première mission dans la région de Rimouski. Entre 1664 et 1669, il effectue ses missions sur le territoire des Montagnais, dans les « missions volantes » de la Côte-Nord dont le chef-lieu est Tadoussac, son premier voyage l’amenant dans la région du lac Manicouagan.

En 1671, il est envoyé dans les missions jésuites des Grands Lacs auprès des Outaouais et fait plusieurs voyages dans différentes communautés amérindiennes avant d’être nommé supérieur des missions jésuites de la région en 1672. L’année suivante il informe le gouverneur Frontenac d’événements qui menacent le commerce de la traite des fourrures avec les amérindiens. En 1674-1675, il partage son temps entre les missions Sainte-Marie et Saint-Ignace, mais se rend aussi à Saginaw auprès des Amikoués. Toujours à Saint-Ignace entre 1677 et 1678, il y célèbre l’inhumation du père Marquette et accueille les Kiskakons.

Entre 1688 et 1695, lors de son second mandat de supérieur des missions outaouaises, il doit s’interposer entre les missionnaires jésuites et Antoine de Lamothe-Cadillac au sujet des raids guerriers des amérindiens et au trafic de l’eau-de-vie avec ceux-ci. Il exerce la majorité de ses vingt dernières années d’apostolat à la mission Saint-François-Xavier de la baie des Puants où il décède entre la fin de l’année 1701 et octobre 1702.

Mercredi 23 novembre 2011

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Le parc national de Kosterhavet (en suédois Kosterhavets nationalpark) est un parc national situé dans le comté de Västra Götaland sur la côte du Bohuslän en Suède. Sur les communes littorales de Strömstad et Tanum, il couvre 38 878 ha principalement autour de l’archipel des îles Koster dans le Skagerrak et est prolongé au nord-ouest par le parc national norvégien d’Ytre Hvaler. Cet archipel est séparé de la côte et de l’archipel intérieur par le fjord de Koster, une fosse profonde de 247 m communiquant avec la fosse norvégienne.

Le parc voit se rencontrer les eaux saumâtres de la mer Baltique et les eaux salées de l’océan Atlantique. Les eaux possèdent ainsi une salinité supérieure à celle des côtes de la Suède, ce qui, ajouté au climat particulièrement clément, permet aux eaux du parc d’être parmi les plus riches du pays biologiquement. Elles abritent en particulier le seul récif de corail suédois, une zone d’une grande richesse écologique. Les oiseaux de mer et les phoques sont particulièrement nombreux.

La présence humaine est attestée depuis l’âge de la pierre, les ressources de la mer étant déjà déterminantes. Les grandes époques du harengs voient l’augmentation de la part de la pêche dans la vie des habitants. C’est surtout au XXe siècle que l’homme va le plus profondément affecter la région, avec en particulier le développement du chalutage. À la fin du siècle cependant, il va progressivement protéger ces eaux, amenant à la création du parc en 2009, simultanément avec son voisin Ytre Hvaler, devenant ainsi le premier parc national marin de Suède.

Avec 90 000 visiteurs annuels, le parc est un haut lieu du tourisme sur la côte ouest suédoise, avec en particulier un des plus importants trafics de plaisance. En parallèle, la pêche est encadrée par de nombreuses règles afin de ne pas nuire à la richesse du milieu.

Jeudi 24 novembre 2011

Photo de la Brabham BT3.

Motor Racing Developments Ltd., plus connu sous les noms de Brabham Racing Organisation ou Brabham (ˈbræbəm), est une écurie de Formule 1 britannique. Fondée en 1960 par les Australiens Jack Brabham, pilote, et Ron Tauranac, ingénieur, l'écurie remporte quatre titres de champions du monde des pilotes et deux titres de champion du monde des constructeurs au cours de ses trente ans de présence en Formule 1. En 1966, Jack Brabham devient le premier pilote à remporter un championnat sur une voiture de sa conception.

Dans les années 1960, Brabham est le premier constructeur de monoplaces en termes de ventes aux clients et écuries privées, assumant la construction de près de 500 monoplaces jusqu'en 1970. Durant cette période, l'écurie Brabham remporte les championnats de Formule 2 et de Formule 3, mais ne l'emporte pas aux 500 miles d'Indianapolis. Plus tard, dans les années 1970 et 1980, Brabham innove avec la BT46B « aspirateur » qui remporte l'unique course à laquelle elle participe avant d'être interdite ; puis avec les freins en carbone et enfin avec la suspension hydropneumatique. L'écurie remporte le titre pilote des championnats du monde 1981 et 1983, le Brésilien Nelson Piquet devenant le premier pilote à remporter le titre pilote sur une voiture à moteur turbocompressé.

L'homme d'affaires anglais Bernie Ecclestone fait l'acquisition de l'écurie Brabham en 1971 et la revend en 1987 pour créer la Formula One Promotions and Administration, qui deviendra plus tard la Formula One Administration et à ce jour, le Formula One Group. Le consortium japonais Middlebridge Group en fait l'acquisition et conserve la direction de l'écurie jusqu'en 1992, où l'écurie, endettée et incapable de payer ses traites financées par Landhurst Leasing, fait faillite, entraînant l'intervention du Serious Fraud Office britannique. En 2009, une organisation allemande dépose une demande, qui lui est refusée, pour participer au championnat 2010 sous le nom de Brabham.

Vendredi 25 novembre 2011

Le repêchage amateur 1964 est le deuxième repêchage de la Ligue nationale de hockey (LNH), ligue professionnelle de hockey sur glace en Amérique du Nord. Ce repêchage a lieu le à l’hôtel Reine Élizabeth à Montréal au Québec, province du Canada.

Vingt-quatre joueurs sont choisis par les six équipes que comptent la LNH. Tous possèdent a minima la nationalité canadienne, et parmi eux, un seul gardien de but est sélectionné, Ken Dryden, futur membre du Temple de la renommée du hockey et récipiendaire de nombreux trophées de la LNH. Parmi tous les joueurs repêchés, neuf joueront au final dans la LNH.


Photo satellite du lac (crédit : CNES - Spot Image).

Le lac de Grand-Lieu est un lac situé en France, au sud-ouest de Nantes, à une dizaine de kilomètres au sud de la Loire, en presque totalité sur le territoire de la commune de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, dans le département de la Loire-Atlantique.

Du fait de la très faible déclivité du terrain qu'il recouvre, il est caractérisé par une superficie très fluctuante, une faible profondeur, et un fonctionnement qui évoque plutôt celui de grands lacs peu profonds comme le lac Tchad, que celui de la plupart des autres grands lacs de France. Il s'agit en hiver du plus grand lac naturel de plaine français.

La faune et la flore du lac sont remarquables. Ce sont 270 espèces d'oiseaux, 19 espèces de reptiles et batraciens, 30 espèces de poissons et une cinquantaine de mammifères qui peuplent le site. C'est notamment un milieu très favorable pour l'anguille d'Europe. La zone du lac abrite 250 espèces de végétaux et 220 d'algues. Huit plantes s'y trouvant sont protégées au niveau international. La majeure partie du lac est recouverte d'herbiers flottants. Il a été classé en 1995 comme zone humide d'importance internationale par la convention de Ramsar.

Samedi 26 novembre 2011

Photo de Terry Gilliam.

L'Armée des douze singes (12 Monkeys), ou 12 Singes au Québec, est un film de science-fiction américain réalisé par Terry Gilliam et sorti en 1995, librement adapté du court métrage La Jetée (1962), de Chris Marker. Il se déroule dans un futur où la surface de la terre est devenue inhabitable à cause d'un virus mortel qui a éradiqué la majeure partie de la population mondiale et a pour acteur principal Bruce Willis, qui est envoyé dans le passé pour recueillir des informations sur l'origine de ce virus. Madeleine Stowe, Brad Pitt, Christopher Plummer et David Morse complètent la distribution principale.

Universal Studios a acquis les droits pour faire de La Jetée un long métrage et Janet et David Peoples ont été engagés pour écrire le scénario. Le film a été tourné principalement à Philadelphie et Baltimore de février à mai 1995 avec un budget de 29 000 000 $. Il a été très bien accueilli par la critique et a connu un important succès commercial. Il a reçu plusieurs récompenses, dont le Saturn Award du meilleur film de science-fiction, et Brad Pitt a été récompensé par le Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle et a été proposé à l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour son interprétation.


WarioWare: Smooth Moves (おどるメイド イン ワリオ, Odoru Made in Wario?) est un jeu vidéo de type party game, développé par Nintendo SPD et Intelligent Systems et édité par Nintendo sur Wii. Il est sorti en décembre 2006 au Japon et en janvier 2007 en Europe, Amérique du Nord et Australie. Il est le cinquième volet de la série WarioWare, et le seul à être sorti sur Wii. Tout comme ses prédécesseurs, le jeu est construit autour d'une collection variée de micro-jeux qui durent environ cinq secondes chacun. Ces jeux à l'humour décalé sont basés sur la reconnaissance de mouvements rendue possible par la Wii. Ils s'enchaînent de façon très rapide, expliquant d'abord au joueur comment tenir la Wiimote pour ensuite le mettre dans l'action.

Smooth Moves a été bien accueilli par la presse spécialisée, recueillant une moyenne de 83 % sur Metacritic et de 82 % sur GameRankings. Les critiques ont apprécié le fun procuré par le jeu mais ont pointé du doigt sa faible durée de vie. Au Salon du jouet de Nuremberg de 2007, le jeu a reçu un ToyAward dans la catégorie « Tendance et style de vie ». Il a également décroché les récompenses, décernées par IGN, du meilleur jeu d'action sur Wii à l'E3 2006, et du jeu du mois de janvier 2007. WarioWare: Smooth Moves a été le quatrième jeu le plus vendu aux États-Unis durant le mois de janvier 2007. Au Japon, il s'est vendu à 63 954 exemplaires lors de sa première semaine de commercialisation (27 novembre – 3 décembre 2006), faisant de lui le quatrième jeu le plus vendu au lancement de la Wii, derrière Wii Sports, Wii Play, et The Legend of Zelda: Twilight Princess.

Dimanche 27 novembre 2011

Sommet du col du Chat.

Le col du Chat est un col situé en France, sur la commune de La Chapelle-du-Mont-du-Chat, dans le département français de la Savoie en région Rhône-Alpes. Il franchit le mont du Chat dans le massif du Jura, en surplomb du lac du Bourget face à la ville d'Aix-les-Bains.

Même s'il n'a jamais été traversé par un axe transalpin principal, le col est depuis l'Antiquité franchi par une route dont l'usage a souvent dépassé un strict cadre local, du moins jusqu'au percement du tunnel du Chat : ainsi Montaigne l'a-t-il emprunté au retour d'Italie. Son usage est désormais surtout touristique, en tant qu'ascension pour les cyclistes, ou point de départ de randonnées pédestres au mont du Chat.

La faune et la flore particulières de la région font que le col est situé dans le périmètre et à proximité de zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique et de réserves Natura 2000. Il est ouvert toute l'année sans interruption hivernale.


Plaque commémorative sur la maison où fut assassiné Gabriel Plançon.

Gabriel Plançon, né le 10 juillet 1916 à Besançon, Franche-Comté en France et mort abattu par les forces d'occupation allemande le 14 septembre 1943 dans cette même ville, est un résistant français. Surnommé Bibi, il mène une existence « classique » partagée entre sa famille, son travail mécanique sur les machines à écrire et ses loisirs artistiques et culturels. Mais ses habitudes sont bousculées lorsqu'il est affecté dans l'aviation lors de la Seconde Guerre mondiale. Après avoir été capturé et s'être évadé, il retrouve un pays sous domination nazie. Il entre alors dans la résistance intérieure française, mettant à profit ses compétences et son matériel pour convaincre la population de lutter, fournir de faux papiers et cacher ses compagnons. Il commandite des attentats ou y participe. Il devient dirigeant du mouvement local des Francs-tireurs et partisans en liaison avec le groupe Guy Mocquet.

À l'apogée de son combat, il aurait même organisé, grâce à des Alliés anglais, le bombardement de la ville en 1943 qui coûte la vie à une cinquantaine de personnes et qui détruit la gare centrale de la capitale comtoise ainsi que quelques autres infrastructures. Il projette de réaliser une ultime attaque à la bombe qui vise des quartiers d'une unité de police militaire allemande, avant de s'enfuir pour Londres, mais il est dénoncé par un traître. Lors de son arrestation, il est grièvement blessé en tentant de s'enfuir, et meurt des suites de ses blessures. Plusieurs décennies après la guerre, les autorités françaises lui rendent hommage, et il reçoit plusieurs titres posthumes, ainsi qu'une plaque commémorative et une rue à son nom.

Lundi 28 novembre 2011

Portrait de Stanley Lord en 1912.

Stanley Lord ( - ) est un marin britannique. Né dans une famille qui le promettait à une carrière dans les affaires, il choisit rapidement de se tourner vers la mer. Après des débuts prometteurs, il obtient, très jeune, ses brevets de capitaine, et entre au service de la compagnie de cargos britannique Leyland Line. Après trois commandements, il est affecté, en 1912, au Californian. C'est lors d'une traversée de ce navire entre Liverpool et Boston, en avril 1912, que Lord devient célèbre.

La nuit du 14 au , il est, en effet, proche du lieu du naufrage du Titanic, son cargo étant arrêté car pris dans les glaces. Lord dort, de même que son opérateur radio, quand ses officiers voient les fusées que tire l'équipage du paquebot. Ce n'est qu'au petit matin qu'il prend connaissance de la situation et rejoint le lieu du drame. Dans les jours qui suivent, la presse et les commissions d'enquête sur le naufrage le blâment pour n'avoir pas prêté assistance aux naufragés. Licencié de la Leyland Line, Lord connaît une fin de vie discrète, tout en tentant, en vain, de laver son nom.

Au fil du temps, deux clans, les lordistes et leurs opposants, émergent pour défendre leurs positions quant aux accusations portées contre Lord. Les premiers considèrent qu'un autre navire se trouvait entre le Titanic et le Californian, et que ce dernier n'aurait dans tous les cas pas pu arriver à temps ; les seconds considèrent que Lord aurait dû prêter assistance, et aurait pu sauver de nombreuses vies. Cent ans plus tard, les deux camps continuent à s'affronter par le biais d'ouvrages et d'articles. Le dossier a toutefois été rouvert suite à la découverte de l'épave du Titanic, et, en 1992, il a été officiellement reconnu que Lord n'aurait pas pu arriver à temps, mais qu'il aurait dû chercher à en savoir plus sur l'origine des signaux de détresse.

Mardi 29 novembre 2011

Le surnom de la route 375 est officialisé en 1996.

La State Route 375 (aussi connue sous le nom de Route extraterrestre) est une route à deux voies située dans le sud du Nevada, aux États-Unis. Elle s'étend sur 158 kilomètres (98 miles) de Crystal Springs, depuis la State Route 318, jusqu'à Warm Springs, en rejoignant l'US 6. La route se trouve à l'extrémité de la zone militaire Nellis Air Force Range.

La proximité de la Zone 51, ainsi que les nombreuses observations d'ovnis par des voyageurs, ont fini par donner à la route le surnom de « Extraterrestrial Highway », officialisé en 1996. Le village de Rachel est situé sur cette route ; il abrite un restaurant et quelques commerces ayant pour thème les extraterrestres, ainsi que des attractions folkloriques et touristiques exploitant les rumeurs extraterrestres. En dépit d'une certaine fréquentation touristique, la route 375 est l'une des moins utilisées du Nevada.

Mercredi 30 novembre 2011

Le radiotélescope Very Large Array dans le Nouveau-Mexique (États-Unis), haut-lieu du programme SETI.

Le paradoxe de Fermi est le nom donné à une série de questions que s'est posées le physicien italien Enrico Fermi en 1950, alors qu'il débattait avec des amis de la possibilité d'une vie et d'une visite extraterrestre.

Enrico Fermi, détenteur du prix Nobel en 1938, et alors qu'il est impliqué dans le projet Manhattan à Los Alamos, aux États-Unis, déjeune avec plusieurs de ses amis et collègues (Emil Konopinski, Edward Teller et Herbert York). Lors du repas, il en vient à demander où sont les extraterrestres et pose le principe du paradoxe qui porte son nom. Celui-ci est lié à la question de savoir pourquoi l'humanité n'a, jusqu'à présent, trouvé aucune trace de civilisations extraterrestres alors que le Soleil est plus jeune que beaucoup d'étoiles situées dans la galaxie. Le paradoxe de Fermi peut donc s'énoncer ainsi : « S'il y avait des civilisations extraterrestres, leurs représentants devraient être déjà chez nous. Où sont-ils donc ? » Selon Fermi, des civilisations plus avancées auraient dû apparaître parmi ces systèmes solaires plus âgés et laisser des traces visibles depuis la Terre, telles des ondes radio. Plusieurs hypothèses ont été formulées pour expliquer ce paradoxe. La question de Fermi est redécouverte par Carl Sagan en 1966, puis elle est explicitement formulée par l'ingénieur David Viewing en 1975. La même année, Michael Hart énumère quatre solutions possibles au paradoxe.

Pour certains auteurs, le paradoxe n'en est pas un ; pour d'autres, il s'agit d'un véritable dilemme ou d'un problème de logique. Pour d'autres enfin, il repose sur un anthropomorphisme qui lui retire toute possibilité de résoudre la question de la vie extraterrestre. La littérature spécialisée, mais aussi la science-fiction, la philosophie et la pensée religieuse, connaissent depuis une profusion d'essais explorant les solutions possibles au paradoxe. Le paradoxe a ainsi évolué ; des outils statistiques (comme l'équation de Drake par exemple) lui ont apporté davantage de rigueur scientifique. D'autres approches (comme la théorie de l'évolution, l'écologie ou la simulation informatique) l'ont enrichi.

La question posée par Enrico Fermi a toutefois été soulevée avant lui, par Constantin Tsiolkovski. Développé ensuite par David Viewing et Michael Hart en 1975, le paradoxe de Fermi peut être résolu par divers scénarios. Ces solutions peuvent être classées en trois groupes : celles qui nient l'existence de la vie intelligente autre que celle de la Terre, celles posant que les extraterrestres existent mais que pour de nombreuses raisons la communication et le voyage interstellaires sont impossibles, et enfin celles, au contraire, postulant que les extraterrestres existent et nous rendent visite.